dimanche 28 janvier 2018

En route vers mon premier 100 km - Semaine 4

Semaine 4 / 35

Mardi: 3.5 km
Mercredi: 3.5 km
Jeudi: 3.5 km
Samedi: 3 km
Dimanche: 5 km



4e semaine de complétée avec succès! 18.5 km de fait, une augmentation de 20% par rapport à la semaine dernière. La corps répond très bien. Toujours aucun signe de douleur de ma blessure de l'an dernier. 

Grande nouveauté que j'ai commencée à appliquer cette semaine durant mon 5 km dimanche: manger en courant. Dans mes 2 premiers ultra-marathons, je n'avais pas été capable de le faire et j'ai rencontré beaucoup de problèmes dans les 4 ou 5 dernières heures de mes courses (fatigue extrême). Après avoir discuté avec des ultra-marathoniens d'expérience, je me suis fait recommander de laisser faire les bonnes pratiques alimentaires et de manger n'importe quoi qui me tente, aux 30 minutes / 60 minutes. C'est encore mieux que de ne rien manger du tout, chose que je faisais. Certains coureurs carburent même au Coke durant toute la journée. L'important c'est d'avoir des calories facilement pour ne pas écraser.

J'ai donc expérimenté une beurré de beurre de peanut après en plein milieu de mon 5 km. Ça s'est bien passé excepté que ça rend la respiration plus difficile et que ça fait monter ma fréquence cardiaque pour rien. Je vais essayer de doser les grosseurs de bouchées la prochaine fois, et aussi possiblement aller plus lentement le temps de manger. Je vais aussi remplacer le beurre de peanut par la Nutella. 

La semaine prochaine, je vise une augmentation de 10% de la charge, pour atteindre 20 km.

dimanche 21 janvier 2018

En route vers mon premier 100 km - Semaine 3

Semaine 3 / 35

Mardi: 2.5 km
Mercredi: 2.5 km
Jeudi: 2.5 km
Samedi: 3 km
Dimanche: 5 km

Encore une bonne semaine, totalisant 15.50 km cette fois-ci. Ça représente une augmentation de charge de 82% par rapport à la semaine dernière. Normalement il est recommandé de faire une augmentation de 10% par semaine maximum, mais étant donné que la charge est encore très basse, ce n'est pas dramatique.

Cette semaine est aussi mon premier 5 km de la saison! Il s'est bien passé, pas de douleur nul part. Un peu fatiguant pour la distance que ça représente, mais la forme commence à revenir tranquillement!

La semaine #4, je vise une augmentation de charge de 20% pour atteindre environ 18.50 km, tout en gardant une sortie de 5 km dimanche. Probablement qu'à partir de la semaine #5, je serai plus strict pour le respect du 10%.

Il reste maintenant 10 semaines de réactivation avant le début de la période de mise en forme qui sera d'une durée de 8 semaines qui elle sera suivie d'une période d'entraînement de 14 semaines pour culminer au Défi de la Tortue le 1 septembre prochain.

dimanche 14 janvier 2018

En route vers mon premier 100 km - Semaine 2

Mardi: 1.5 km
Mercredi: 1.5 km
Jeudi: 1.5 km
Samedi: 1.5 km
Dimanche: 2.5 km

Après une première semaine de 6.5 km, je termine cette 2e semaine avec 8.5 km, dont une "longue" sortie de 2.5 km.

La charge est encore très minime mais me permet de réactiver tranquillement mes articulations après 4 mois sans course à pied.

Ma blessure au tendon d'Achille de l'an dernier ne donne pas signe de vie, ce qui est encourageant.

Le seul petit bémol est une raideur/douleur dans le bas dos passant sur le côté jusqu'à l'os iliaque du bassin, causé par une chute en raquette dans le temps des fêtes. Ça se rapproche du 3 semaines, mais je ne sens rien en courant. Je devrai quand même être vigilant.

La semaine prochaine je devrais atteindre entre 12 et 15 km, avec potentiellement mon premier 5 km.

dimanche 7 janvier 2018

En route vers mon premier 100 km - Semaine 1

Après avoir arrêté le compteur à 89 km au Défi de la tortue l'an dernier, le prochain objectif sera le chiffre magique de 100 km au mois de septembre prochain! Mais cette fois-ci, j'y arriverai beaucoup mieux préparé. 

L'an dernier j'ai décidé de m'inscrire à cette course à 8 semaines de préavis. Ça ne fait pas beaucoup de temps pour se préparer. Je m'étais entraîné de janvier à juillet pour le 10 km du Demi-marathon de Sherbrooke, mais l'entraînement n'est pas ciblé du tout pour des longues distances. Cette année, 100% de me préparation sera orientée vers mon premier 100 km. Donc beaucoup d'heures et de kilométrage, mais à des vitesses lentes.

Cette année, je vise aussi une année zéro-blessure. 2017 aura été marqué pour moi d'une tendinite au tendon d'Achille qui a impacté pas mal mon entraînement tout le printemps et tout l'été. Je me suis acheté un vélo stationnaire à l'automne, ce qui m'a permis de faire un arrêt complet de jogging de 4 mois tout en gardant la forme. Je débute maintenant la saison totalement en santé et en shape. Je vais aussi pouvoir l'utiliser pour faire des entraînements croisés quand mon corps en aura besoin.

2018 sera pour moi l'année où je devrai apprendre à manger en courant. Durant mes deux premiers ultra-marathons, j'avais été incapable de manger durant la journée ce qui fait que les deux fois, j'ai cassé à mi-chemin. Avec l'aide de plusieurs gens passionnés, je crois avoir trouvé la recette pour y arriver.

Je vais aussi tenter d'arriver à la ligne de départ avec un poids de 180 lbs. L'an dernier je frôlais les 200 lbs, et c'est handicapant. Le défi sera de perdre ce poids de manière graduelle sans impacter mon niveau d'énergie général.

Avec ces ajustements, j'ai confiance de franchir la barre des 100 km!

C'était donc cette semaine ma première semaine d'entraînement. Objectif zéro blessure = on commence en douceur!







lundi 4 septembre 2017

L'envers de la médaille

Au moment d'écrire ces lignes, j'étais encore en train de courir il y a 48 heures. 

Mon corps le ressent encore vivement, mais dans ma tête ce n'est pas clair, ce n'est pas certain si j'ai même fait la course. Même si j'essaie de me rappeller de ma journée, je n'ai que des flashs ici et là, sans être à 100% certain de l'ordre dans lesquels ces brefs souvenirs se sont déroulés. Quelques suites de sons et d'images sans plus. 

Je me souviens d'une dame qui m'a offert à manger car elle avait peur que je tombe... 

Je me souviens de m'être assis après 42 km, plus fatigué qu'à la normale pour cette distance, en me demandant comment j'allais être capable de refaire la même distance une seconde fois...

Je me souviens de m'être fait demander par un bénévole et quelques coureurs si ça allait... 

Je me souviens d'un homme passé 65 ans qui a rapporté ma glacière à l'auto car je n'avais plus l'énergie de le faire...

Ce n'est pas la première fois que je pousse mon corps à la limite. Depuis aussi longtemps que je me souvienne, j'ai toujours eu une très grande tolérance à la douleur. Un peu trop même, jusqu'à courir blessé à en avoir mal chaque jour pendant des mois, ou courir jusqu'à en perdre connaissance. C'est toujours mon corps qui a flanché en premier, ma tête voulant toujours continuer même si ce n'est pas une bonne idée. 

Mais pas cette fois. Il y a 48 heures, c'est ma tête qui a flanché. Après 12 heures à accumuler les kilomètres, tu finis par te jaser à toi-même, une sorte de monologue sans but avec parfois peu de sens. Après 150 tours à dire aux marqueurs ton nom quand tu passes devant eux, tu as l'impression que ton nom est devenu une suite de syllabes sans aucune signification, à te demander même si tu le prononces encore comme il faut.  

Il y a 48 heures... 

Je me souviens d'avoir eu peur de ne pas réussir, peur à en paniquer...

Je me souviens d'avoir été angoissé de décevoir, de ne pas être à la hauteur...

Je me souviens d'avoir fleurté avec l'abandon pendant au moins 5 heures...

Je me souviens de m'être demandé frénétiquement pendant 80 minutes si c'était plus économe de courir le dernier 100 mètres d'un kilomètre ou le dernier 150 mètres d'un 500 mètres...

Je me souviens de m'être laissé choir de fatigue dans ma chaise pour me mettre à me répéter en boucle que je devais avancer, que je devais avancer, que je devais avancer, que je devais avancer, qu'en étant assis je n'avançais pas, pour me relever 40 secondes après et repartir, pas vraiment reposé...

Je me souviens d'avoir essayé de convertir dans ma tête des bouchées de galette au chocolat en kilomètres en ayant mal au coeur...

Je me souviens d'avoir dit à un coureur que j'avais juste hâte que ça finisse quand il restait encore plus de 4 heures...

Je me souviens de m'être mis à pleurer à grosses larmes devant ma blonde en lui disant que j'étais tanné quand il me restait encore plus de 15 kilomètres...

Pourquoi avoir continué dans le fond? Je ne sais pas.

De toute façon je peux rarement en parler réellement car c'est quelque chose que peu de gens comprennent. J'aborde la pointe de l'iceberg, mais l'essentiel de tout ça reste dans ma tête.

Et parmis ces choses qui restent dans ma tête... 

Ce sont les encouragements des autres coureurs! "Petit train va loin!!" "C'est The Red Machine!!!"

C'est le sentiment de te faire donner un drapeau 75 km devant tout le monde que tu peux traîner avec fierté pendant un tour!

C'est la présence de ta famille qui fait quelques tous avec toi avec la poussette en te disant mentalement que tu vas avoir quelques leçons de persévérance à raconter à ton petit plus tard!

C'est la présence d'un coureur hors-norme qui prend le temps de prendre une photo avec toi et ton drapeau, et qui te dit que la douleur est temporaire et que la gloire est éternelle!





lundi 19 juin 2017

Sony Walkman NWZ-W273: ma revue



Il y a deux ans, j'ai acheté le Sony Walkman NWZ-W273. Encore aujourd'hui, il figure régulièrement dans les palmarès des meilleurs lecteurs MP3 pour la course à pied.

Mais qu'en est-il vraiment?

Après des milliers de kilomètres d'entraînement et plusieurs marathons et demi-marathons à l'utiliser, je peux finalement faire une revue objective du produit.

Tout d'abord, ce qui m'a poussé à acheter ce lecteur MP3 c'est la liberté de n'avoir aucun fil d'écouteurs. Il y a deux ans, les montres d'entraînement offrant une connectivité bluetooth pour écouter de la musique étaient inexistantes. Encore aujourd'hui, ce n'est pas toutes les compagnies qui offrent cette fonctionnalité.

Le fait que ces écouteurs soient sans fil est très intéressant lors des entraînements. J'avais un peu peur du confort lors de mon achat, mais ils sont très confortables et très légers. J'ai par contre découvert que cet avantage devient étonnamment un inconvénient lors de courses. Si vous êtes comme moi, après une course vous portez votre médaille au cou, et vous vous promenez sur le site pour retrouver vos amis et pour relaxer. Et pendant ce temps, où mettez-vous vos écouteurs? Terminé le temps où vous les laissiez pendre sur votre chandail! La rigidité du cable qui relie les deux écouteurs fait en sorte qu'ils ne sont pas confortables dans les poches d'un short, donc vous les accrochez au cou, par dessus votre médaille. Ça peut sembler banal, mais c'est inconfortable (voir désagréable) et ils ne tiennent pas bien en place, et ils tombent. (Et ma blonde a perdu les siens dans une course..)

Ces écouteurs sont aussi waterproofs. On peut même faire de la natation avec ceux-ci, chose que je n'ai jamais essayée. Le fait qu'ils soient résistants à l'eau fait en sorte qu'ils sont designés pour faire des "bouchons" dans les oreilles pour éviter que l'eau atteigne l'écouteur. Soit on aime, soit on aime pas. De mon côté, l'effet "bouchon" ne me dérange pas dans la vie quotidienne, mais ça me dérange un peu pendant que je cours étant donné que ça coupe le son extérieur et ça empêche de bien entendre les voitures ou les cyclistes. Je ne sais pas si je suis malchanceux, mais il m'est arrivé que de la sueur entre à l'intérieur du "bouchon", et l'étanchéité a fait en sorte que la sueur est restée prise à l'intérieur et a endommagé l'écouteur. J'ai dû faire affaire subir avec le service à la clientèle de Sony pour en avoir une nouvelle paire.

Côté pile, la durée de vie est raisonnable. Même après deux ans d'usure, je n'ai aucun problème à compléter mes entraînements et mes courses. Oublier les ultra-marathons par contre, maixmum 6-8 heures de batterie. Mention spéciale au "quick charge" qui permet d'avoir une charge d'environ 1 heure en seulement 3 minutes de charge. Vraiment un beau point positif de ce lecteur. Rien de plus frustrant que de voir son lecteur à plat juste avant de partir pour une sortie...

En lien avec la durée de la pile, le chargeur est horrible. C'est le principal point faible du produit. C'est même la raison pour laquelle je me suis commandé un autre lecteur MP3 d'entraînement (SanDisk Clip Sport). En effet, je ne compte plus les fois où la connection entre le chargeur et le lecteur ne se faisait pas bien. Le résultat est que parfois un ordinateur ne le détecte pas (donc impossible de changer la musique) et parfois même branché au mur, le lecteur ne charge pas.

Le lecteur possède une mémoire interne de 4GB, ce qui est suffisant pour avoir toute sa musique de course. Pour y arriver, ça fonctionne comme un clé USB, pas plus compliqué! Sinon, le contrôle de lecture est bien simple: play, pause, next. C'est tout, et ça fait le travail! Au début on doit apprendre au toucher où se situent les bontons, mais ça devient rapidement un réflexe. Seul petit bémol, si l'envie vous prend de faire "next" jusqu'à la chanson que vous voulez entendre pour votre dernier kilomètre dans une course, courir avec un bras dans les airs, ce n'est pas super. Encore là, un lecteur qu'on peut prendre dans sa main à une hauteur normale va beaucoup mieux dans ces situations.

Ça résume mon expérience du Sony Walkman NWZ-W273. Malgré quelques points positifs, les problèmes du lecteur font en sorte qu'il est difficilement recommendable. Surtout à un prix de +100$. Et surtout pas dans un top palmarès des meilleurs lecteurs pour la course à pied.

Si vous avez des questions plus précises sur ce lecteur n'hésitez pas!





mardi 20 septembre 2016

Ça donne quoi au juste de mettre ses entraînements sur Facebook?

Il y a quelques années, mon plus grand défi avait été de présenter de mon projet de maîtrise. Mon plus grand défi car cela impliquait de faire une présentation en anglais devant environ 250-300 personnes. Faisant partie des gens pour qui présenter devant un public rend presque malade d'anxiété, de combiner cela dans une langue que je ne maîtrise pas rendait la tâche presque impossible. Tout le monde a ce genre d'épreuves tôt ou tard dans sa vie où on doit se préparer pendant plusieurs semaines pour réussir quelque chose. Parfois c'est scolaire, parfois c'est au travail. Souvent en tout cas, c'est un passage obligatoire vers la prochaine étape, une sorte de suite logique bien encadrée qui fait partie d'un plan où les règles sont connues.

Quelques années plus tard, en 2010, je débutais la course à pied avec en tête le demi-marathon de Montréal. Même si se lancer dans une telle aventure est stressant, ce genre de projet s'accompagne de programmes d'entraînement, hyper accessibles étant donné la popularité du sport. Grosso-modo, c'est comme un entraîneur qui nous tient par la main tout au long du périple, où les étapes et les entraînements sont connus d'avance. C'est généralement une source de réconfort qui permet de rester rationnel en se disant que des centaines de personnes sont passées par là, qu'on a qu'à suivre le programme et qu'on sera prêt. À quelques coup de pieds dans le cul près, c'est pas mal la réalité, ces programmes conviennent aux gens peu importe leur condition physique, tant que l'effort est au rendez-vous. En cours de progression, les gens partagent généralement leurs bons coups sur les réseaux sociaux comme Facebook ou Strava. Plusieurs associent des traits narcissiques à ce genre de comportement. Certains le font pour attirer les likes ou les bravos, ou pour se démarquer d'une façon quelconque. Pour moi, c'était plus une façon de dire aux gens que j'étais fier de mon progrès, d'essayer d'en convaincre d'autres de d'emboîter le pas dans de bonnes habitudes. Pour moi un like c'était quelqu'un d'absent physiquement qui voulait prendre le temps de célébrer avec moi ma petite victoire personnelle de rien du tout.

Même si j'adore courir pour la liberté (et la libération!) que ça me procure, je cours principalement pour voir jusqu'où je peux me rendre. Jusqu'où je peux me rendre dans un objectif carrément optionnel dans ma vie. Et là est toute la nuance avec les défis de tous les jours au travail ou à l'école, comme ma présentation orale pour mon projet de maîtrise. La majorité des défis qu'on attaque font partie d'un "chemin" tracé, où les conséquences d'abandonner ont un impact direct sur notre vie. J'ai plongé dans le monde de la course à pied car c'est une façon pour moi de me tester face à moi-même, où la facilité d'abandonner est déconcertante, où l'abandon est toujours en train de te chuchoter à l'oreille, et où le lendemain matin, la vie continue sans que personne ne remarque quoi que ce soit, tant avec l'abandon que la réussite.

Pour la première fois de ma vie, je m'attaque à une épreuve de course à pied très peu populaire, l'ultra-marathon en montagne. Les programmes d'entraînements n'existent pas vraiment pour ce genre de courses, et certains pensent que ceux qui font ce genre de distances sont un peu fous et ne savent pas où s'arrêter. Ce genre de projets, ça ne fait pas partie d'un chemin tracé comme réussir sa maîtrise. Ce genre de projet ne s'accompagne pas non plus d'un programme clé en main comme un marathon ou un demi-marathon. C'est dans le très optionnel dans une vie metons. Mais ça demande beaucoup de sacrifices. En incluant le transport, l'échauffement, les étirements (oui je m'étire malgré les croyances populaires!) et surtout, le temps de décanter après un entraînement, ça peut prendre 15 heures de ma semaine. Devoir prendre 3 ou 4 heures pour récupérer dans le divan après un entraînement qui a duré tout l'avant-midi, ça implique des sacrifices même jusque dans le couple. Même chose le soir lorsqu'on est brûlé raide à 8h30 et que la seule chose qui nous intéresse, c'est de dormir pour être en forme pour l'entraînement du lendemain matin. Tout ça pour quelque chose d'optionnel où le fait de lâcher ne changerait rien dans la vie de personne. Ni la mienne en fait. Je ne gagnerai jamais une course peu importe la distance, encore moins gagner ma vie avec ce genre de projet. Le nombre de fois où après la moitié de mon entraînement en passant devant mon auto j'ai fleurté avec l'idée de retourner chez moi... Chaque excuse pousse à vouloir abandonner. Pourquoi pas si ça ne change rien dans le fond? Parfois, la seule motivation qui reste, c'est simplement de se dire que tant qu'à être rendu aussi loin dans la progression, à quelques semaines du mythique ultra-marathon, aussi ben se rendre au bout, qu'il y a plus de fait que ce qu'il reste à faire. Le pire c'est se demander si toutes les semaines passées à se préparer, est-ce qu'elles se faisaient comme il le fallait? Sans programme clair, est-ce que je fonce tête baissée dans le mur? Est-ce que c'est la dernière fois dans ma vie où j'ai l'opportunité de m'attaquer à ce genre de projet qui est le point central de ma vie en ce moment? Et si j'échouais... Normalement mes échecs, je les vois comme des leçons pour réussir à nouveau. Mais si c'était ma seule occasion de réussir? Et si après les 44 premiers kilomètres je dépassais le temps de coupure des 8 heures et que les bénévoles m'empêchaient d'attaquer les 11 derniers kilomètres? Et si ça allait s'arrêter drette là, assis sur une chaise en attendant de me faire raccompagner à mon auto pour m'en retourner chez moi pour aller travailler le lendemain matin, tout simplement?

Et les réseaux sociaux dans tout ça, les likes et les bravos? Tant pour moi que pour ceux que leur montagne à eux, c'est de réussir leur premier 5 km, ça représente parfois la petite-dose-de-lâche-pas-tu-vas-réussir, le petit plus qui fait la différence, comme des parfaits inconnus le long du parcours d'une course qui lisent ton nom sur ton dossard en te criant "let's go Normand, ça achève!" quand tu as l'air d'une épave qui se demande pourquoi elle fait ça au juste. Faque c'est un peu pour ça que les gens vous écœurent avec ça sur Facebook. Ça aide à chasser les deux petits démons sur les épaules!